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Lisez-vous le belge: la sélection de Renaud

Rosa de Marcel Sel,

Marcel Sel est le pseudonyme d’un auteur, scénariste et chroniqueur belge.
C’est une personnalité comme je les aime, sans langue de bois, qui suscite des débats et ajoute sa pincée de sel…

Il est l’auteur d’articles, d’essais sur la politique belge et anime un blog assez connu.

Mais rien de tout cela dans son très beau premier roman sur la relation d’un père et de son fils. Il a été couronné par des prix, dont celui des Bibliothèques de la Ville de Bruxelles.

« Quand j’étais enfant, je déposais mes poèmes sur son bureau et lui les jetait dans la corbeille. »
Un jour Albert Palomberi, son père vient le trouver pour lui lancer ce défi :« Maurice, tu vas écrire un roman, tu seras payé à la page »
Et Maurice va relever le défi et se souvenir de sa grand-mère Rosa, sa nonna, la maman d’Albert, dont on parle si peu et qui aurait abandonné sa famille durant la guerre…
Il va se rappeler des histoires que lui confiait son nonno et raconter dans son roman l’histoire de leur famille, prise dans la tourmente des évènements qui se passent en Italie durant la seconde guerre mondiale : le fascisme, la résistance, les rafles contre les juifs,…
Mais l’auteur parle aussi du Bruxelles d’aujourd’hui, une ville multiculturelle, la ville où sa famille vit maintenant.

Un gros coup de cœur !

Guerre et Térébenthine

Dans ce magnifique roman, l’auteur va nous raconter la vie de son grand père, un personnage d’abord taciturne et va nous faire découvrir ce qui se cache derrière les silences de ce vieux grognon qu’il aime tendrement.

Il va nous parler de son enfance pauvre dans les bas quartiers de Gand, de son grand amour décédée trop tôt de maladie et des atrocités qu’il a vécues durant la guerre 14-18 et dont il reviendra tout à fait meurtri. Seule sa passion pour la peinture va l’aider à se reconstruire et à s’évader.

Le roman est très bien documenté, il restitue parfaitement la vie à Gand à la fin du XIXe siècle, cette ville flamande en plein développement, où les ouvriers parlent le flamand et la bourgeoisie le français.

Les horreurs de la « grande guerre » mais aussi les maladies de ce siècle sont décrites avec beaucoup de réalisme mais aussi de sensibilité.

Stefan Hertmans est un écrivain belge néerlandophone né à Gand le 31 mars 1951.

Retrouvez d'autres critiques d'auteurs belges sur le blog du club de lecture :

https://athclubdelecture.wordpress.com/category/litterature-belge/